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Un aveyronnais sous les tropiques....

Comme un carnet de voyage...
August 15

Le racket organisé....

A tous les salariés et actionnaires d'AIR FRANCE, je vous souhaite une bonne prime de fin d'année....
Va y avoir du bénéfice !!!!!
 
12€ le kilo supplémentaire.......
 
C'est quoi un kilo ???? un pull, un livre....
 
Enfin, c'est rigolo, car en plus, on a pas le choix, c'est tu payes ou tu payes...
 
Si vous voyagez avec moins de 25 kilos, je vous propose de demander une réduction sur le billet de 12€ par kilo en moins, ça paraitrait logique vu que ces fameux kilos supplémentaires sont si chers à cause de "raisons techniques"... s'il y a moins de kilos vous faites consomer moins de carburant, non?!
July 27

Amis du froid, nous revoilà !!

Le retour est bel et bien programmé !
 
La p'tite prend l'avion dans 3 jours, sa maman la suit 15 jours plus tard, et pour moi ce sera le 20 septembre.
 
Une maison nous attend au PLESSIS, petit hameau proche d'Angers !!
Le CNR attend ma belle pour début septembre et deux postes d'assistantes !!
L'OPAC 44 m'attend pour le 1er octobre !!
 
Un troc entre amis est partiqué pour se débarrasser de la machine à laver et de la gazinière, il ne resque qu'à organiser un espèce de vide gremier et à passer des petites annonces pour le reste des meubles et autre électroménager...
Le casse tête vient de commencer : 25 kg par personne dans l'avion !! ça ne laisse pas une grande place aux souvenirs...
La seule petite soupape sera 1 m3 de cartons qui prendra le bateau au frais de mon futur-ex-employeur...
 
Mais le mot d'ordre est : IL FAUT PROFITER DES DERNIERS INSTANTS !!!
 
Et ça commence dimanche par un barbecue géant sur la plage de sable fin de Kourou, où ma belle passera toutes ces (bientôt anciennes) connaissances kourouciennes en revue pour dire au revoir...
La saison sèche est de retour, les 30 degrés à l'ombre sont bien là, le taux d'humidité descendra en dessous de 70% (j'espère !!), un dermier tir d'ariane V pour le 14 août auquel nous assisterons peut-être dans la salle des opérations (3, 2, 1, ignition...), puis 2 jours en pleine jungle sur la canopé avec balade en forêt et sur le fleuve avec un spécialiste...
 
 
March 11

Un peu de Guyane

A voir absolument, ça apprend des choses, ça fait un peu peur, ça paraît incroyable.... Mais ça doit être vrai.
 
Même si le téléchargement est long, et que le reportage dure prêt d'une heure, ça vaut le détour.
 
 
 
February 08

Pour des news fraiches

Pour ceux qui n'auraient pas remarqué dans les liens je vous propose:
 
 
Car je suis vraiment fainéant ces temps-ci....
 
 
December 21

ha la la...

Avis aux métropolitains !!!
 
Nous sommes le 21 décembre, il fait un peu moins de 30 degrés... on se baigne et on peut même dormir dehors....
 
Photos du carbet de ce week end à l'appui !!
December 03

Vive le grincheux....

C'est un montage complètement orienté... mais bon il mérite peut être d'être vu...
A vous de juger.
 
 
November 25

La fête patronale de KOUROU

En ce moment c'est la fête patronale de Kourou.
 
La journée du maire (journée fériée normalement) tombant le samedi 25 novembre, nous n'avons pas travailler vendredi... ah les accords syndicaux de début d'année... 
 
La fête de Kourou est concentrée exclusivement sur la place des fêtes, donc chez nous c'est beaucoup plus calme que d'habitude !!
 
Le programme fait apparaitre des défililés, concerts de musique et danses locales, élection de miss Kourou et mister body bulding, jeux et animations en tout genre.
2 ou 3 manèges ravissent les petits, pendant que les grands ont le choix entre de mutiples baraques à frites et à bières...
 
Dimanche matin c'est concours de belote avec Manu, le plus dur sera d'y être à l'heure... je vous donnerai le résultat.
 
November 22

vu sur son blog...

"Le candidat principal de la droite fera tout pour reléguer au second plan la question sociale, les inégalités, les précarités, les injustices. D’autres problèmes sont réels et ils peuvent servir à occulter cette question. La sécurité est de ceux-là surtout si elle est montée en épingle et présentée en première place à chaque journal télévisé de 20 heures. Il y a alors une complicité évidente même si elle est inavouée. Elle peut même être de bonne foi. Comme ce sont d’abord les gens modestes et les milieux populaires qui pâtissent de cette insécurité, s’en servir pour détourner leur révolte sociale devient une stratégie.

Lionel Jospin"

Qu'en penser....

November 21

Que sont les "logements sociaux"

Un article peu banal sur ce blog où je ne faisais que décrire la vie en Guyane : je vais tenter d'exprimer un "coup de gueule" et de ce fait, inaugurer une rubrique de mon blog.
 
Le titre de l'article ne doit pas étonner ceux qui me connaissent. Cela fait maintenant plus de 2 ans que je travaille dans des sociétés privées ou publiques dont le seul but n'est pas de rémunérer des actionnaires, tous plus richissimes les uns que les autres, mais d'essayer de donner un maigre espoir à des familles dont le revenu ne permet pas de posséder ni de louer un logement. Ce qui aujourd'hui, "convenu comme un lieu commun", est indispensable à une vie sociale où que l'on soit, qui que l'on soit, quoi que l'on fasse et surtout d'où que l'on vienne.
 
Une opération de construction de logements sociaux n'est possible que par le biais de subventions, régionnales, nationales ou européennes, ou de prêts "aidés" par des organismes étatiques tels que la Caisse des dépôts et consignations et quelques banques qui jouent le jeu.
Cela permet de conventionner les logements construits et de les louer à bas prix du fait des remboursements de prêt étalés et des faibles taux appliqués. Bien que souvent le coût de la construction soit réduit par des prestations plus sobres, pour diminuer d'autant le loyer du futur locataire, c'est bien avant tout la recherche des financements et la bataille des "chefs d'entreprises" auprès des collectivités locales, qui permet de louer entre 4 et 8€ (montant non garanti) du mètre carré mensuel hors charge et hors CAF.
Il en est de même pour les opérations de constructions destinées à "l'accession sociale" (la fameuse maison à 100 000€ de Borloo qui est, soit dit en passant, une simple pub mensongère à mon avis).
 
On peut donc légitimement se poser la question : Mais pourquoi donc, l'Europe, l'Etat, les collecvtivités locales et des sociétés immobilières travaillent sur un sujet qui "ne rapporte pas" ?
Une des premières réponses est bien entendu que la population de notre chère France éligible au logement social ou à l'accession sociale, est plus que grandissante et que l'accès au logement étant un droit, il apparait comme justifié qu'une partie de notre contribution annuelle lui soit réservée.
 
J'en vient enfin à mon coup de gueule...
La France (et dans les DOM encore plus) est en sous production de ce type de logement malgré une demande grandissante. Les listes d'attentes s'allongent inexorablement, chaque jour, dans toutes les villes.
 
POURQUOI, COMME UN PRIVILEGE, CERTAINS D'UNE CLASSE SOCIALE DITE ELEVEE, EN PROFITENT POUR PASSER DEVANT ET FAIRE UNE BONNE AFFAIRE COMME AU SUPER-MARCHE DU COIN !!!
 

2 mois après ...

Voilà déjà 2 mois qu'il n'y a pas de nouvelle sur ce blog... ça passe tellement vite... (déjà 8 mois de Guyane)
 
Depuis le SURINAME :
 
îles du salut :
 
Ca fait bien plaisir de recevoir un pote qui vient de la lointaine métropôle pour 2 semaines de vacances en Guyane. Donc, à cette occasion, nous avons découvert les îles du Salut, une ancienne terre de bagne au large des côtes de Kourou. Sur ces trois îles on peut décourvrir les vestiges des bâtiments du bagne comme la cellule de Dreyfus, où l'on remarque qu'en peu de temps la nature reprend ses droits. La mer est BLEUE et limpide, on peut poser les hamacs et passer une après midi de rêve comme si on y était (les antilles quoi...). Nous n'avons pas eu la chance comme Christophe et Katia de prendre le catamaran pour le trajet depuis Kourou, mais nous avons pu goûter un instant à ce plaisir, de l'île Royale à l'île Saint Joseph. A bord tout est là, bar, balade sur le pont, les marins sont très sympa... ce sera pour la prochaine traversée.
 
Crique organabo - Les pripris de Yiyi - Le barage de petit saut
 
Une journée en vadrouille dans l'ouest guyanais ça donne à peu près 300 km de voiture et des petits endroits super sympatiques à découvrir.
Au programme :
- Pique nique à la crique organabo : le cours d'eau agité se sépare en deux et forme une petite île, la baignade digestive est inévitable...
- Les pripris de Yiyi sur la route du retour : proche de Sinamary, s'élève une tour de bois d'où l'on a une vue imprenable sur des marais qu'entourent de hautes herbes, la prochaine fois nous irons avec les canoés...
- Le barrage de petit Saut : un lac artificiel EDF immense dans les terres guyanaise, se fraie un passage entre les collines, source d'énergie principale guyanaise et paysage magnifique. Le seul bémol, on ne peut ni accéder aux berges ni au barrage, une simple vue lointaine nous contente, mais là aussi, la prochaine fois nous prendrons une coque ou des canoés...
- La plage de Kourou : une habitude !! mais une pratique inédite cependant : nous nous installons sur des transats pour manger une glace et contempler le vas- et-vient des kites surfs sur un fond d'îles du salut, la journée se fini sur la même note, beauté des paysages.
 
WE pagaie :
 
Une course de Pirogues traditionnelles est organisée depuis la plage de Kourou, les équipages sont venus de tous les coins de Guyane pour défendre leur couleur sur des airs de percu africaine. La matinée de dimanche sur la plage...
 
Cacao - sauf brief :
 
Une nouvelle fois à Cacao : le village H'mong, véritable potager de la Guyane, est le lieu de prédilection des réfugiés laotiens qui sont pratiquement les seuls à travailler cette terre stérile amazonienne. Déambulation dans le marché, déjeuner sur place avec des spécialités asiatique en provenance directe des étalages.
L'après midi, direction Saut Brief, tout proche du petit village, la Comté rencontre des rochers qui en saison sèche lui donnent des airs de rapide montagnarde. Malgré l'opacité de l'eau et le courant un peu impressionant par endroit, c'est baignade pour tout le monde (limitée à 50 cm du bord pour les moins de 4 ans...)
 
Résumé absolument non exhaustif des activités de ces 2 derniers mois de silence radio, mais néanmoins, reprise de l'écriture du journal de bord !!
 
 
September 19

BRONSBERG NATURE PARCK

Le Suriname ressemble beaucoup à la Guyane dans sa géographie.
 
On ne pouvait donc pas résister à passer quelques jours coupés du monde au beau milieu de la jungle amazonienne.
 
Pour cela, le camp très réputé du Bronsberg, au sommet des montages surplombant un océan vert où s'est imposée la présence de l'immense lac de Brokopondo, nous a acceuilli pour trois jours et trois nuits.
 
Le trajet depuis Paramaribo est vraiment le début de l'aventure: 2 heures et demie de route dont 2 de piste en boxite.... (secousses et poussière garantis)
 
L'arrivée au sommet est plus que sublime, la vue sur le lac nous laisse bouche bée, l'acceuil des guides et des résidents est très chaleureux.
 
De ce sommet partent plusieurs sentiers qui permettent des randonnées à la journée, où l'on croise des chutes magnifiques, des points de vues fantastiques, et des animaux peu communs. La dénivelé est assez impressionnant.... mais armés de courage c'est sans aucun regrét que nous rentriions tous les soirs à bout de force.
 
A voir dans les photos: les animaux, les chutes, les lieux et postures plus ou moins insolites
 

PARAMARIBO

La capitale du Suriname réserve son lot de surprises !
 
Alors que nous nous attendions à une ville pauvre, c'est très surpris que nous avons découvert un lieu dynamique, beau, propre, riche où les gens sont jeunes, souriants, très bien fringués, téléphones portables, belles voitures, ...
 
Dans le centre ville, c'est casinos, bars branchés, beaux hotels, bons restos et le tout très abordable !!
 
En bref tout ce à quoi nous ne nous attendions pas.... mais après 6 mois à Kourou, ça fait du bien de se retrouver dans une vrai ville qui n'a de cesse de nous ravir.
 
Pour la petite anecdote ce doit être le seul lieu au monde où la mosquée principale est mitoyenne de la synagogue principale sans causer le moindre désagrément.
September 05

Il ne reste que la pendaison de crémaillère !

Voilà, on y est dans ce nouvel appart !
 
Après une après midi de déménagment avec Solène, on est venu à bout de nos quelques meubles et nous habitons place Monnerville depuis vendredi soir.
 
Alors premier constat, ici il n'y a presque pas de moustique !! Que du bonheur pour les jambes de Solène !!
 
L'appart est grand, lumineux et bien foutu. Et tout ça dans un quartier qui "bouge", y a des gosses qui jouent sur la place jusqu'à 21h00, y a un boucher et boulanger juste en dessous de chez nous, un bar et deux ou trois chinois, on a beaucoup plus l'impression d'HABITER en Guyane, que du bonheur !
 
Voilà pour les petites news avant une semaine de vacances au Suriname (Paramaribo, et la réserve du Brongsberg)
August 22

Plus d'espace...

 

Sous la proposition de MOOssieur le directeur de ma boîte, nous allons déménager !!

Inconvénients:
L'appart n'est absolument pas meublé, il est situé dans un quartier assez bruyant et y a ni balcon ni terrasse et il n'y a toujours qu'une chambre...

Avantages:
Il est moins cher !
La boîte me fait cadeau de la caution !
Il est au moins 2,5 fois plus grand que celui que nous occupons à l'heure actuelle !
Il est refait quasi à neuf, et ils vont nous ajouter une clim dans la chambre et des placards !

Bon voilà l'euphorie du moment (ça risque de pas trop faire de bien à nos économies...)

Quelques photos et des news dès qu'on emménage !! QUI QUI vient porter les cartons ??!!

August 15

Week end du 15 août

Comment occuper 4 jours...
 
Tout d'abord mes 25 ans le vendredi soir !!
Un décollage de fusée (quelle bougie... ENORME)
Ensuite un apéro à l'appart avec mon cadeau (une bouteille de Cachaça, alcool brésilien avec lequel on fait de la Caïpirinha...)
 
Décollage Samedi matin de bonne heure en Taxico (une matinée d'attente...) pour Cayenne où une villa à garder nous attend !
 
Samedi après midi, piscine et course dans LE supermarché de Guyane...
Soirée piscine.
 
Dimanche matin Cacao (un village H'mong dans la forêt) et son marché !!
Après midi piscine.
 
Lundi matin piscine
Lundi après midi Kaw (un village d'une centaine d'habitants au beau milieo de son marais et des caîmans...)
Soirée piscine.
 
Mardi PISCINE !!!!!!!!!!!!
Soirée retour à Kourou.
 
En bref, un super week end tous les trois dépaysant et reposant...
Merci à Georges et Marie-Laure pour leur maison.
 
TOUT PLEIN DE PHOTOS A REGARDER DANS LES ALBUMS !!
(Merci à Solène d'avoir pris ces superbes photos de CACAO et KAW.... je les lui ai un peu piquées...)
August 09

Fait divers

Dimanche soir, Kourou a découvert une nouvelle forme de violence.
 
Les légionnaires sont présents dans la ville depuis son origine. Aux côtés des amérindiens, des martiniquais, des chinois, des libannais, des neg'marrons, des H'mongs, des surinamés, des brésiliens et des métropolitains, ils font partie intégrante de cette population polyéthnique qui créé le charme irremplaçable de la "ville spaciale".
 
Ils sont eux mêmes, comme leur nom l'indique (légion étrangère), venus de tous horizons et de tous pays.
 
Et, de façon inexpliquable, vers 22h30, sous notre balcon, une quarantaine de membres de ce corps d'armée, se sont laissés aller, cagoulés et armés de battes de base-ball, à taper sur tous les passants de couleur noire qui avaient le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, à la manière des gangs de skin-head dans les immenses cités.
 
Politiciens, militaires, habitants, tous condamnent ces actes....... des enquêtes judiciaires sont en cours.
 
Enfin,
 
Peut-on demander à des personnes conditionnées, entraînées, formatées pour réduire à néant des populations étrangères afin de protéger les intérêts de la patrie, de faire preuve d'esprit critique sur le bien fondé d'un métissage éthnique et culturel ?
July 25

L'invasion des N !

Plus d'un mois sans nouvelle.... => pas bien !
 
Qu'est ce qu'il a bien pu se passer pour que je n'écrive pas pendant plusieurs semaines ...
 
Hé Hé !! Ma chérie est arrivée en Guyane avec sa ravissante choupie !
 
Ca fait du bien...
 
Par contre personne ne m'avait averti ...
 
Le décallage horaire c'est presque plus dur pour ceux qui sont déjà sur place !!
(Levée à 3h30 premier jour, 4h00 le deuxième, ...)
 
Enfin, maintenant c'est réglé.
 
Les activités ne manquent pas, entre l'acclimatation (achat express d'un ventillo, d'un vélo, ...) la plage à 100 mètres de l'appart, la découverte de Kourou, La montagne des singes, la réserve naturelle de Montsinéry, les alentours de Cayenne, et prochainement en exclusivité.... La première nuit en carbet pour les N, ça va donner  !!
 
PS: Les N => Sol'N, Enow'N. (on pourrait presque faire toute la famille Kervazo, avec Nolw'N, mais ça colle pas avec le deuxième ... Antoin'N (bof))
June 14

La coupe du monde

Ici, visiblement plus qu'ailleurs, tout le rythme quotidien se calle sur celui de la coupe du monde de foot 2006 en Allemagne.
 
Entre les drapeaux, brésiliens et quelques français, sur les voitures et aux fenêtres, on ne peut pas passer à coté !
 
Hier, il y avait un match de l'équipe de France suivi d'un match du Brésil.
Les matchs sont retransmis en direct, et avec les 5 heures de décallage, comme vous pouvez l'imaginer, les matchs tombent pendant les heures de travail.
 
Mais qu'à cela ne tienne, tout comme dans ma boîte, il y a toujours une télé qui traîne et donc tout supporter peut assister aux rencontres n'importe où.
 
Pour la petite anecdote, j'ai pu voir le match de la France, avec quelques employés et toute l'équipe de direction jusqu'au DG..., pendant les heures de travail dans la salle de pause....
 
Ici, il y a beaucoup de brésiliens, et tout bon brésilien qui se respecte, supporte l'équipe nationale et vit au rythme du foot.
Lors de leur premier match, hier face à la croatie, à la mi-temps, des pétards se faisaient entendre partout dans la ville, et à la fin, des voitures claxonant créaient des mini bouchons dans les rues pour fêter la victoire avec, au fameux bar des sport, plus d'une centaine (rassemblement important pour la Guyane) de brésiliens tout de jaune et vert vêtus fêtaient la victoire jusqu'à tard dans la soirée.
 
Connaissant les performances de cette équipe, on n'a pas fini de les voir faire la fête surtout que ce n'était que le premier match...
 
June 10

..

BON ANNIVERSAIRE P'TITE SOEUR !!

Hausse des prix...

Dans les DOM, il n'y a pas de TVA, c'est la région qui se charge d'appliquer les taxes.
Ceci permet d'avoir des cigarettes moins chères. (3,40€ le paquet de Marlboro contre 5 en métropole).
 
C'est la même chose pour le carburant, même si les prix sont là, comparables à la métropole.
 
Mais on vient de subir une belle augmentation, le paquet de Brooklin vient de faire un bon, de 1,90€ à 2,20€...
 
C'est dur la vie.... ;-)
 
June 09

Encore une surprise...

La Guyane n'est pas en réserve sur son lot de surprises, encore une fois elle nous a jouée des tours...
 
La Guyane, Département Français d'Outre Mer, nous a fait l'amabilité, le 07 juin 2006, de nous offrir un tremblement de terre vers 13h30, d'une magnitude de 5,2 dur l'echelle de Riechter... (tout à bougé et même le sol s'est balancé sous nos pieds...)
 
Trés peu commun, visiblement aucune secousse n'avait été ressentie depuis une bonne cinquantaine d'années, couplé avec le fait que ce département n'est absolument pas situé sur une zone potentiellement sisimique, ceci était à la fois scientifiquement et culturellement innenvisageable...
 
June 04

Quand la réalité nous rattrape...

Deux filles doivent partir pour un périple de 3 semaines au Brésil et en Argentine.
Nous nous proposons alors pour les accompagner jusqu'à Oyapoque, après la frontière, d'où elles prendront le bus pour traverser la jungle Brésilienne.
Belle occasion d'aller faire des courses et la fête pour pas cher.
 
Comme vous l'avez vu dans l'album photos, lors d'un précédent week end, tout doit se dérouler de la même manière.
 
Tous contents, et un peu insoucients, par l'assurance prise lors des précédents voyages, nous faisons moins attention, et nous nous laissons un peu porter par l'ambiance un peu grisante d'un tel voyage.
 
Départ en pirogue, tout est normal, jusqu'à ce qu'en longeant les côtes de St Georges, la ville de départ Guyanaise, nous soyons alertés par des cris provenant de l'eau.
En effet, plusieurs brésiliens sont dans l'eau et nous appellent.
Le piroguier s'approche d'eux pour tenter de comprendre et commence à les faire monter à bord.
Jusqu'à 5 de plus, les autres resteront dans l'eau, il n'y a plus de place, mais une autre pirogue arrive.
 
Nous comprennons enfin ce qui est en train de se passer lorsque nous apercevons plusieurs lampes torches éclairant l'eau de la plage.
Les gendarmes français sont à leur poursuite...
 
La pirogue redémarre en trombe pour rejoindre l'autre rive, le Brésil.
 
Heureusement pour nous, les gendarmes français ne poursuivent pas la piroge, d'ailleurs très vite nous sommes proches des rives du Brésil.
 
Dès lors commence une négociation entre les clandestins et les piroguiers, qui veulent être payés si ils les emmènent jusqu'à Oyapoque. Visiblement ils ont de l'argent donc le voyage continue plus calmement et normalement.
 
Arrivés à Oyapoque, tout se passe bien, à peine remis de nos émotions, nous changeons de l'argent, nous réservons un hôtel et nous voilà partis pour retrouver les caipirinhas et les brochettes de boeuf.
 
La soirée bât son plein, tout roule à merveille, notre vigilence baisse au fur et à mesure de notre acclimatation, deux personnes prennent alors quelques photos avec leur magnifique appareil numérique...
 
Les caipis commence à peser sur la vessie, et là où nous sommes, il n'y a pas de toilettes... donc deux gars partent dans la rue d'à coté pour se soulager...
 
Nous sommes désormais plus que trois à table, les deux filles et moi, à se demander pourquoi ils mettent tant de temps, voilà déjà presque 20 minutes qu'ils sont partis.
 
Nos interrogations ne durent pas, les revoilà. L'un d'eux a son Tshirt déchiré, il vient de se faire arracher sa chaîne.
Ils ont bien tenté de leur courrir après, mais les voleurs s'étant engouffrés dans une rue sombre et coupe-gorge, la raison leur fait rebrousser chemin.
Dégouté, mais pas forcément abattu, le "volé" décide d'aller changer son Tshirt à l'hotel avant que nous continuions la soirée en boîte.
 
Nous revoila dans la même configuration, deux partis et trois à attendre, lorsqu'il se met à pleuvoir assez fort. Nous nous abrittons comme tout le monde.
La pluie affaiblie, nous décidons de revenir vers l'hôtel à la racontre des deux autres.
 
Sur la route il n'y a personne, il pleut encore faiblement, mais rien d'inquiétant, nous marchons tranquillement.
 
Nous sommes à environ 300 mètres de l'hôtel lorsque deux brésiliens arrivent en courant derrière nous dans la rue peu éclairée. Je m'arrête et me retourne.
Ils semblent courir pour éviter de trop se mouiller et passent de l'autre coté de la rue, comme si de rien n'était, aucun comportement n'est suspect.
 
Lorsque subitement, dès qu'ils nous ont dépassés, ils se retournent vers une des filles et se jettent sur elle voulant certainement lui voler quelque chose.
L'autre fille et moi-même nous jettons sur eux pour les faire fuir, mais voilà l'un d'eux se retourne vivement vers moi brandissant un objet pointu, voulant me faire reculer.
Je ne rechigne pas et recule avec ce chamant jeune homme et son espèce de poignard, jusqu'à une dizaine de mètres des filles qui tentaient de se débarrasser du deuxième.
Le premier me demande mon argent. Je n'ai rien sur moi. Il me fouille et ne trouvant effectivement rien, frustré il me déchire ma chemise, et retourne vers les filles.
Une arme étant apparue, j'ai du mal à m'approcher des filles qui n'ont rien vu et qui continuent à se débattre, nous hurlons tous les trois pour attirer du monde et les faire fuir mais rien n'y fait, ils continuent de s'acharner sur la première des filles.
Enfin, un bruit de moto se fait entendre, et fait fuir les agresseurs.
La fille qui s'est fait le plus agresser, ne retrouve plus ses lunettes, elle se les est faites voler. Mais rien d'autre ne manque et son appareil photo est toujours là, elle l'a fièrement défendu.
On comprend alors que c'est la seule chose qui les interréssaient et qu'ils l'avaient repéré en nous épiant depuis le début de la soirée.
 
La "guarda" en moto arrive, mais trop tard, les agresseurs sont partis et se sont engouffrés dans une ruelle sombre et coupe-gorge, comme il y en a beaucoup dans cette ville.
 
Nous expliquons tant bien que mal ce qu'il vient de se produire. (le portuguais c'est pas évident).
Ils nous accompagne jusqu'à l'hôtel et nos deux compagnons qui venaient à notre rencontre.
 
Voilà, qu'arrivent dans un gros 4*4 les policiers militaires.
Les motards leur expliquent ce qu'il vient de se passer et ils redémarrent en trombe.
 
Le temps d'expliquer aux deux autres ce qu'il venait de se passer et de comprendre que nous avions eu affaire aux mêmes agresseurs, voilà le 4*4 revenu avec dans la benne arrière, un homme au Tshirt orange comme nous l'avions décrit.
 
On nous demande de l'identifier...
Il faisait noir, il pleuvait, tout s'étant passé en quelques petites minutes, nous ne pouvons être certains à 100% et aller déposer plainte.
Donc après une vingtaine de minutes, la décision est prise de les laisser partir et d'aller se coucher bien gentiement à l'hôtel.
La soirée est finie.
 
Les filles ne pouvant partir en voyage sans les lunettes ne prendront pas le bus le lendemain matin.
Tout le monde rentre en Guyane, aucune course n'est faite, direction tout droit à la pirogue, après être passé à la police pour rien, retour chez nous, dégoutés, blasés, et tout penauds.
 
OYAPOQUE DEUXIEME ET DERNIERE...

Ariane V - Vol 171

La plus grosse attraction de la Guyane: les fameux tirs de fusée Ariane.
 
J'ai de la chance, à peine deux mois après mon arrivée, un tir programmé le 26 mai !
 
ça y est un rêve de gosse va se réaliser: voir un décollage de fusée.
 
Très impatient, je dégote une place pour observer les opérations sur un site raproché, le site AGAMI, une coline à l'intérieur du CSG (centre spacial guyanais) à 7,5 km du lanceur.
 
Le seul problème de ce tir, est qu'il est prévu au beau milieu d'un week-end de 4 jours dont on aurait pu profiter pour voyager. Mais tant pis, un tir vaut bien des petits sacrifices...
 
Première désillusion, 2 jours avant j0 le lancement est reporté au lendemain à la même heure.. (Fallait s'y attendre, d'après la réputation du CSG, une fusée qui part à l'heure c'est du jamais vu...)
 
Donc décollage pour Samedi 27 mai - fenêtre de tir de 18h09 à presque 19h00.
 
Départ à 15h00 de Kourou, pour effectuer toutes les formalités (identité, comptage et recomptage, et recomptage...) pour rentrer dans le CSG.
 
Voyage en bus d'environ une heure sur la route puis sur des pistes à travers la forêt pour rejoindre le fameux point de vue.
 
Arrivée sur les lieux vers 17h30, l'excitation monte, pas de contre ordre en vue, la fusée devrait décoller à l'heure.
 
Constatation immédiate, le temps est très couvert (saison des pluies oblige) donc on risque de pas voir grand chose... enfin, bref, on attend.
 
h0 - 7minutes, c'est le top, qui signifie que la fusée est maintenant totalement autonome, plus aucune action n'est possible à part l'explosion...
 
Chacun voit les minutes défiler, puis les secondes...
 
Et, enfin c'est parti !
Une énorme lumière jailli du dessous de l'engin, les 1080 tonnes de poudre viennent de s'allumer !
Au loin, Ariane s'élève, tout doucement dans les premières secondes puis accélère très vite.
Vient ensuite un énorme bruit de crépitement incroyable et assourdissant après quelques secondes de décallage.
Ariane rejoint les nuages, 2 ou 3 gros Boum, comme un avion qui passe le mur du son, et la voilà au delà des nuages...
On ne voit plus qu'un point très incandescant à travers les nuages, Ariane s'en va !
 
Tout le monde peut retrouver son souffle, tout c'est bien passé, des applaudissements se font entendre...
 
Maintenant place à un phénomène hallucinant, un énorme nuage s'est formé à la place de la fusée, c'est le fameux nuage toxique, il grandit à vue d'oeil et rejoint peu à peu les nuages du ciel...
 
Alors qu'Ariane est certainement au dessus de l'Afrique, il est environ 18h20, c'est l'heure pour nous de rejoindre les bus pour regagner Kourou.
Il menace de pleuvoir, et alors que le nuage toxique est maintenant au dessus de nos têtes, on ne va pas risquer de se retrouver sous une pluie acide.
A l'interrieur des bus, les masques à gaz, peuvent être rangés, ils ne serviront pas aujourd'hui.
 
Arrivés à Kourou on se jette dans les voitures, direction le centre des opérations du CNES pour aller fêter cette réussite.
 
La soirée se poursuivra par un Open bar, où tout est à notre disposition en abondance, la fête durera jusqu'à tard dans la nuit.
 
 
May 28

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BONNE FÊTE MAMAN !!!
May 22

un week end hors du temps

Départ samedi matin 9h30 ! euh... plutôt 11h00...
 
Destination PK21 (je vous expliquerais dès que j'aurais compris comment ça marche les PK).
 
Deux voitures: une remorquant une pirogue, l'autre avec un canoé deux places sur le toi.
 
Après quelques dizaines de minutes, nous arrivons près du Kourou (le fleuve) où nous mettons toutes nos embarcations à l'eau.
On ne traîne pas, en route pour le carbet... bah, et le canoé ?
Allez, un peu d'exercice pour les filles !
 
On a réservé un carbet ?
 
Euh, ...
Bah, on va squatter !
 
10 minutes plus tard nous voilà devant un manifique carbet avec un ponton en très bon état !!
 
Nous ne pouvons résister donc nous nous installons.
....
Après-midi, ..... sieste, barbecue, sudoku, et baignade.
 
La nuit va tomber dans quelques minutes, et nous n'avons toujours pas posé le filet pour pêcher !
Qu'à cela ne tienne, nous voilà embarqués sur le canoé, lampe frontale de rigueur,  direction la crique "caïmans", à deux pas (plutôt deux coups de pagaies...).
La marée est basse, une petite réflexion s'impose alors... On va plutôt attacher le filet assez haut aux arbres, pour ne pas le récupérer au fond de l'eau le lendemain.
Belle idée ! Mais voilà, cela suppose quelques acrobaties, je stabilise le canoé pendant qu'Alex se lève, comme si de rien n'était, pour attacher le filet...
Mouais bof, je vous laisse imaginer la moiteur de la tombée de la nuit, sur un canoé, éclairés par deux petites loupiotes, sous les branches fraîchement découvertes par la marée descendante, dégoulinantes de vase et autres végétaux en décomposition... Le tout dans la crique "CAÏMANS", ce qui suppose.... Bah ça, on n'en sait rien, pas fous les gars, on n'est pas allé vérifier. Mais les simples suppositions nous ont suffis à faire des prouesses pour stabiliser le canoé et ne pas tomber à l'eau !
 
Retour au carbet, la nuit est bel et bien là, nous prennons l'apéro et mangeons des grillades à la lueur de bougies, (superbe).
 
La soirée bat sont plein, et nous nous aventurons dans une partie de trivial poursuite (les mecs ont gagné, CAMEMBERT !!!)
 
Couchés vers 1h00 du matin, tout le monde ou presque ronfle très vite...
 
Le dimanche: levés vers 11h00 (vous avez remarqué vous aussi... et oui, nous avons bien dormi !)
 
Petit déjeuné, en se remémorant la soirée de la veille et en réglant les comptes, pour savoir qui faisaient le plus de bruit des ronfleurs et des singes hurleurs...
Douche dans le fleuve, et la journée commence !
 
Baignade et autres petits jeux aquatiques (cf photo de la corde suspendue prèt du ponton...)
 
Relevée du filet à marée haute,... heuresement il était attaché assez haut, et là, à la grande surprise de tout le monde, la pêche a été très fructueuse, (une dizaine de poissons, rejetés à l'eau quelques temps plus tard devant une flémingite aiguë généralisée à tout le bataillon, à la simple idée de devoir faire un feu pour les griller)
 
Suit une après-midi de sudoku, sieste pour certains et sport nautique plus musclé pour d'autres, après l'arrivée de deux collègues en canoés (Félicitations 1h30 à pagayer !).
 
Pour moi c'est la découverte du kneeboard, planche sur laquelle il faut glisser tout en étant tiré par le bateau, et se relever, sur les genous dans un premier temps, et ensuite debout pour les plus aguerris... (j'en suis resté aux genous...)
 
Voilà il est 17h00, plus qu'une heure trente pour rentrer à Kourou, donc le départ est imminent... rangement, nettoyage et chargement de la pirogue.
 
Conclusion, ce fut un week-end aux ambiances mélées,
de sensations fortes à la fois sportives et émouvantes (les supposés caïmans),
de repos avec des siestes et une grosse nuit,
de joie avec une belle grosse soirée,
et de grande simplicité dans un cadre sobre et magnifique avec des gens très sympatiques.
 
A réitérer dès que possible !!
 
 
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